vendredi 19 février 2010
Certifications
Conférence de la CCFI : les représentants de PEFC et FSC France à la même tribune
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C’est un petit "exploit" à mettre au crédit de la Compagnie des chefs de fabrication de l’imprimerie (CCFI) et de son président Pascal Lenoir, de Virginie Coll et de Muriel Caniez. Hier soir (jeudi 18 février), à l’occasion d’une conférence sur les certifications forestières, Marie Vallée, directrice exécutive de FSC France, et Stéphane Marchesi, secrétaire général de PEFC France, se sont retrouvés à la même tribune. Au programme : ni querelle, ni polémique mais une volonté d’expliquer la façon de faire exister les certifications forestières et les utiliser au quotidien dans la filière graphique. Pour étayer le débat, Damien Schmutz (Bureau Veritas), Hervé Baly (CirclePrinters) et Boris Patentreger (WWF) étaient également présents.
Respect des règles d’utilisation
« Le respect des règles d’utilisation de la marque constitue un point fondamental pour la crédibilité des systèmes de certification », ont souligné de concert les deux intervenants. À ce titre, l’année 2010 devrait être marquée par un effort des marques pour améliorer la veille et les outils juridiques de la répression. Face à un nombre grandissant d’entreprises utilisant les logos PEFC et FSC sans autorisation, par manque d’informations ou par négligence, les deux organismes entendent intensifier leur travail avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et intenter des actions en justice auprès de certaines entreprises. Stéphane Marchesi dit ainsi recevoir, en moyenne, une cinquantaine d’usages irréguliers de la marque PEFC par jour, tandis que Marie Vallée n’en recense qu’une dizaine par semaine. Cette année, PEFC souhaite ouvrir un dialogue avec les fédérations professionnelles pour cerner les difficultés d’application des règles d’utilisation de la marque.
Pourquoi deux certifications ?
Les questions n’ont pas manqué sur le pourquoi de deux certifications. Le secrétaire général de PEFC France a rassuré l’auditoire : « À l’heure actuelle, Il y a deux systèmes en place. A priori, il n’y en aura pas un troisième car la gestion d’une marque, cela coûte cher. » Tout en reconnaissant : « À moyen terme, il va falloir travailler ensemble avec FSC sur des sujets qui nous rapprochent. » De son côté, la directrice exécutive de FSC France a souligné que la présence d’une double certification chez un certain nombre d’entreprises constituait déjà un début de réponse et une raison pour trouver des passerelles entre les deux marques, ce que l’ensemble des participants à cette conférence a semblé appeler de ses vœux.
En conclusion, les deux intervenants ont souligné l’aspect évolutif des critères retenus afin de mieux coller aux réalités. « L’intégration de nouveaux critères, de nouvelles problématiques doit permettre d’apporter des réponses encore mieux appropriées », ont-ils indiqué.
